Demandez et vous recevrez !

 

Il criait toujours plus fort : Fils de David, ayez pitié de moi ! La scène est touchante, l’imagination se représente facilement : la foule, l’aveugle qui implore le divin thaumaturge, les gens qui veulent le faire taire, lui qui crie plus fort ! 1° Pourquoi se taire. 2° Pourquoi crier plus fort ? 

1° Pourquoi se taire ? La raison pour laquelle d’aucuns voulaient faire taire l’infirme ne se comprend guère. Avaient-ils l’intention de débarrasser Jésus d’un mendiant importun ? Ils connaissaient mal le bon Maître. Etaient-ils agacés, ou simplement gênés par les appels du malheureux ? Ils n’avaient guère de cœur. Quoi qu’il en soit, ils étaient mal avisés, Nôtre-Seigneur le leur prouve, en ordonnant qu’on lui amène cet homme.  Il y a des âmes qui trouvent inutile la prière ; à quoi bon, pensent-elles ? Dieu connaît nos besoins, on n’a pas à les lui exposer ; on prie beaucoup, on est rarement exaucé ; tout est prédisposé d’avance, une intervention de notre part ne changera pas les dispositions providentielles. Si de tels raisonnements étaient l’expression d’une pensée sincère, ils seraient gravement coupables, relevant du fatalisme, du scepticisme, d’un véritable aveuglement d’esprit. A observer comment certaines personnes agissent dans leurs rapports avec Dieu, on serait tenté de les juger quelque peu atteintes par ces maux. Hormis une courte prière, récitée trop souvent d’une façon machinale, on ne les voit jamais faire assaut de supplications pour telle, ou telle intention, soit personnelle, soit apostolique. La pratique quotidienne du chapelet, du rosaire, celles du chemin de croix, de l’heure-sainte, de quelques neuvaines leur sont inconnues. Il y a là, non seulement un manque de piété, mais un défaut de foi, une nuance de rationalisme ou de tiédeur constituant un réel danger. O mon Dieu, je ne veux pas tomber dans le relâchement et la tiédeur, j’ai besoin d’implorer mon Maître, d’appeler mon Père, moi surtout qui voudrais être apôtre, apprendre à d’autres âmes à vous connaître, aimer et servir. Souvent je crierai vers vous dans une ardente prière. 

2° Pourquoi crier plus fort ? Dieu connaît évidemment mieux que nous ce qui nous est nécessaire, mais il veut que nous le lui demandions : « demandez et vous recevrez » (Joan., 16, 24) ; c’est positif. Après tout, on n’impose pas une aumône à celui qu’on sait en avoir besoin ; ne serait-ce que par un regard, un geste, il doit la demander. Si le Père des cieux nous comblait sans notre prière, nous n’apprécierions pas ses dons, il n’y aurait pas place pour la reconnaissance, nous ne nous sentirions plus ce que nous sommes, néant devant lui qui est tout. C’est précisément parce qu’il sait nos nécessités qu’il n’écoute pas toujours favorablement nos demandes telles que nous les formulons, il est meilleur pour nous que nous ne le sommes nous-mêmes. S’il condescendait à nos désirs, il ferait parfois notre malheur. Mais il répond toujours par d’autres grâces plus urgentes, plus précieuses. Il est sûr encore qu’il a prévu tous les événements ; il a prévu de même, par conséquent, la prière qui devait les amener à se produire ; si la prière fait défaut, l’événement restera en suspens. On n’aura pas à accuser la bonté divine, mais on fera des reproches à l’inertie humaine. Prions, prions, l’expression clamare, crier, est employée plusieurs fois par l’Evangile ; elle manifeste la véhémence des désirs. C’est peut-être ce qui nous manque. Nous ne demandons pas avec assez d’ardeur, c’est pourquoi nous n’obtenons pas ce que nous souhaitons. 

Vous disiez à votre Père, ô Jésus, « qu’il vous exauçait toujours », vous m’avez promis que si je le priais en votre nom, il m’accorderait ce que je lui demanderais. C’est donc par vous, et de tout mon cœur, que je lui demande : « l’esprit de grâces et de prières » (Zach., 12, 10).



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