Être familier avec Dieu !

Sommes-nous digne de dénouer les cordons des sandales de Jésus ? 

Ces paroles doivent me faire réfléchir, car je risque quelque peu d’être trop familier, insuffisamment respectueux dans mes rapports extérieurs avec Dieu, soit dans mes communions, soit dans ma tenue à l’église, soit dans la réception des sacrements. Je ne dois pas oublier que Dieu est tout à la fois : Inaccessible, et Accessible. 

Inaccessible. Le Christ est Dieu, ne l’oublions pas. La première fois que le Seigneur appela Moïse, il lui dit : « N’approche pas d’ici, ôte les sandales de tes pieds, car le lieu sur lequel tu te tiens est une terre sainte ». Toutes les fois que dans l’Ancien Testament il est question d’une proximité sensible de Dieu pour les hommes, c’est la même recommandation. Elle est compréhensible. Le néant peut-il aborder l’infini ; le péché, la sainteté ? « Tu montres ta puissance contre une feuille morte repoussée par le vent ».  Tout homme qu’il était, Jésus n’en gardait pas moins sa majesté divine. Pierre et Jacques en furent éblouis au Thabor. Le centurion la pressentait, qui lui dit : « Je ne suis pas digne que vous descendiez dans ma demeure » ; de quoi il fut loué par le Maître, qui mit sa foi en relief. Tant qu’il ne l’a pas permis, nul de ses ennemis n’a pu mettre la main sur lui. Après sa résurrection, il dit presque sévèrement à Marie-Madeleine : « Ne me touche pas ».  De quel respect ne devrions-nous pas être remplis pour lui en approchant de la Sainte Table, en nous agenouillant simplement devant l’autel. Saint Jean Chrysostome l’y aperçut un jour en vision. Il était entouré d’anges se voilant la face de leurs ailes, parce qu’ils ne pouvaient soutenir l’éclat de sa majesté rayonnante. Lorsque nous entrons dans une église, ne soyons pas comme Jacob. Que notre foi, notre raison même, ne nous permettent pas cet aveu : « Vraiment le Seigneur est en ce lieu, et je l’ignorais ». Nous devons savoir que « ce lieu est terrible ; il n’est pas autre chose que la demeure de Dieu ». Si je pense, ô Jésus, à ce que vous êtes, à ce que je suis, j’ai le mouvement de vous dire humblement comme Pierre : « Retirez-vous de moi, Seigneur, car je suis un pécheur ». Prosterné à vos pieds, je ne puis qu’avouer, empruntant les accents de l’hymne adora te : Mon cœur se soumet à vous, parce qu’en vous contemplant il s’anéantit tout entier. 

Accessible. Sa divinité, Jésus l’a voilée sous la forme la plus modeste, la plus capable d’attirer l’homme, celle qui était de nature à créer entre lui et nous de la familiarité. La touchante expression du Baptiste en est à elle seule une preuve : « de délier les cordons de ses sandales ». Il était vêtu comme nous, il avait des chaussures comme celles des autres. Aussi fut-il entouré d’une foule de gens simples, confiants, qui l’approchaient sans crainte, et qu’il ne repoussait pas, tout au contraire : « Venez tous à moi » ; de gens simples, c’est-à-dire, à l’âme droite, pas compliquée, comme les bergers, les pauvres, les petits. Des gens au cœur ouvert, ayant du moins l’intuition de sa bonté, comme les Mages ; plus tard, les malades, les malheureux, voire les pécheurs, mais repentants et désireux de ses pardons. Dans nos rapports avec lui, ayons ces deux dispositions intimes de simplicité et de confiance. En allant communier, notamment, frappons-nous la poitrine avec conviction : « C’est ma faute, ma très grande faute… Agneau de Dieu qui portez le péché du monde, ayez pitié de nous… », et soyons assurés que lorsque nous ajouterons : « donnez-nous la paix », il nous exaucera. O Jésus, nous nous joindrons au cortège de vos adorateurs, les bergers et les mages, les petits et les grands, agenouillés dans les mêmes sentiments d’amour. Nous aurons cette attitude en vos temples et ici, comme là, vous nous accorderez vos sourires. 



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