La folie de la croix

LA FOLIE DE LA CROIX 

Chaque chrétien doit être prêt à faire sa part de ses croix. La plus sanglante visiblement peut n’être ni la plus dure, ni la plus méritoire. Votre Père voit et apprécie. 1° La persécution est inévitable, 2° Elle est un grand bien. 

Persécution inévitable. Étant donnée l’œuvre qu’il venait accomplir, le Christ devait rencontrer une opposition violente. A une société enténébrée, matérialiste, il apportait la lumière et la pureté : « Les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière ». C’est, au fond, la continuation du duel mystérieux commencé au début entre Lucifer et le Tout-Puissant. Bien que l’issue n’en soit point douteuse, celui qui l’a entrepris est trop aveugle pour y renoncer. L’histoire de l’Église n’est que celle des persécutions qu’elle a subies. Plus ou moins tragiques, plus ou moins sombres, ses pages développent le même thème. L’incestueux, le concussionnaire, le jaloux, l’orgueilleux, le sanguinaire ne meurt pas. 

En nous-mêmes, nous sentons l’inévitable lutte, sur ce champ restreint qu’est notre âme : « La chair est en révolte contre l’esprit ».

Hors de nous, nous pouvons rencontrer des oppositions sourdes ou ouvertes. Un bon catholique est souvent l’objet de brimades, de critiques, de méchancetés dans un monde où tous les vices ont droit de cité. Dans une communauté peu fervente, les plus fidèles subissent les avanies des relâchés, ils sont en butte aux jalousies féroces des imparfaits. Ceci comme cela peut prendre des proportions assez accentuées pour faire bien souffrir. Nous sommes avertis : « S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront » ; espérer être vraiment au Christ et avoir une existence exempte de secousses est illusoire : « Le disciple n’est pas au-dessus du Maître ».  Se résigner à recevoir des coups. A le faire j’aurai du cœur, parce que je sais que Jésus est avec moi, et que le dernier mot est pour Lui. 

La persécution, grand bien. Comme toute souffrance, évidemment, elle semble, toutefois, nous apporter trois avantages particuliers. D’abord, elle nous donne avec Jésus-Christ un trait de ressemblance authentique et fort rassurant. « Ceux qu’il a prévus, ceux qu’il a prédestinés à être conformes à l’image de son Fils, ceux-là, il les a appelés, il les a justifiés ». Rien de plus précieux que d’avoir un signe de prédestination ; avec celui-là, pas d’illusion. C’est sans doute des Saints Innocents et des persécutés que saint Jean a écrit : « Ils ont son nom écrit sur leur front ». En second lieu, la persécution entre dans l’ordre assuré de la Rédemption ; c’est bon d’en faire notre part, pour nous et pour les autres. « J’accomplis dans ma chair ce qui manque à la Passion du Christ, pour son corps qui est l’Église ».  Enfin, elle aide fortement à réaliser une disposition morale extrêmement précieuse, celle du détachement. On ne s’installe pas tranquillement sur une place semée d’épines ; on ne se complaît pas dans un travail qui meurtrit. Quand on ne trouve de quiétude nulle part ici-bas, on ne tient plus à ce qui est d’ici-bas et l’on s’attache à ce qui est d’en-haut. O Jésus, je ne verserai pas mon sang pour votre amour, mais, quelque avanie que me causera ma fidélité, je ne serai pas « comme Rachel pleurant ses enfants parce qu’ils ne sont plus ». Je ne m’attristerai pas, parce que je sais que sur toutes les ruines, c’est Vous qui triompherez. 



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